Cyrano de Bergerac

De 1897 jusqu’à aujourd’hui,  la force transcendante des 5 actes de l’oeuvre majeure d’Edmond Rostand parvient tant bien à susciter les larmes que les rires de l’audience. Défi tenu haut la main par la Compagnie Viva et le metteur en scène, Anthony Magnier; qui ont su à travers trois représentations en l’espace d’ un weekend aux Grandes Écuries envoûter leur audience et les plonger au coeurs d’un univers romantique et romanesque.

Si la durée annoncée – 3 heures – semblait être un rempart à l’appréciation du spectacle; notamment vis à vis des plus jeunes spectateurs, il n’en fut rien. Les sept comédiens de la pièces, par des changements de rôles succincts, passant d’une casquette à l’autre jusqu’à se travestir – régal burlesque pour le public – ont réussi à susciter l’intérêt constant de l’ensemble des spectateurs. La variété des décors, assurée simplement par la disposition de palettes en bois permettait de maintenir et renforcer la cohérence des actes. Les transitions entre les actes étaient quant à elles mises en valeur par un violoniste, grâce à qui la trame et les moments forts de la représentation étaient accentués.

Anthony Magnier et la Compagnie Viva ont su mettre à l’honneur dans cette représentation la vibrante poésie et l’immortelle verve de Cyrano; la puissance idyllique et la grandeur platonique de l’Amour; non sans humour et brio. Si il a fallu 14 ans pour que la charmante Roxanne comprenait que son véritable amour était bien son cousin Cyrano et non le bellâtre Chirstian, il aura suffi moins de 3 heures de spectacle pour que le Public lui, tombe sous le charme de la pièce.
Amaury

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